II- APERÇU HISTORIQUE (FÊTE FIN D’ANNÉE)

Bismillâhi r-Rahmâni r-Rahîm

 

 

 


1-      CALENDRIER


Le mot calendrier vient du latin calendae, premier jour du mois chez les Romains.

Il désigne un système de division du temps en années, mois, semaines, jours.

Notre calendrier est dit grégorien, du nom du pape Grégoire XIII qui l’a mis en place en 1582. C’est un calendrier qui modifie le calendrier Julien, introduit par Jules César en 46 avant Jésus-Christ, soit l’an 708 de la fondation de Rome

Pourquoi modifier le calendrier Julien ?

Le calendrier julien a une année-origine fixe, la fondation de Rome en 753 avant Jésus-Christ. Jules César modifie le calendrier romain existant pour remédier au désordre lié à l’existence d’un mois intercalaire que les pontifes plaçaient librement. Il fonde sa réforme sur les travaux de l’astronome grec Sosigène qui estime la durée de l’année à 365 jours et 6 heures. Un cycle de 4 ans est mis en place, avec 365 jours pour les 3 premières années et 366 pour la quatrième année dite bissextile. Le jour supplémentaire est introduit en février.

Mais la durée de l’année julienne dépassait de presque 12 minutes l’année des saisons ou année tropique c’est à dire l’intervalle moyen de deux retours consécutifs du soleil à l’équinoxe de printemps. On assiste alors à une lente dérive de 3 jours en 400 ans, qui perturbe la date de Pâques, fête mobile. En effet, le concile de Nicée, en 325,après 3 siècles de conflits, a fixé une règle   »  Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge au 21 mars ou immédiatement après «  . Cette règle ne peut plus être appliquée au début du XVI e siècle car l’équinoxe de printemps tombe un 11 mars. Or, dans un monde profondément christianisé, il est fondamental de déterminer rigoureusement la date de Pâques, fête centrale dans le calendrier liturgique. La réforme du calendrier est donc confiée au pape Grégoire XIII par le Concile de Trente (1545-1562).

En quoi consiste la réforme de Grégoire XIII ?

Le pape fait construire au Vatican une tour d’observation et nomme une commission de savants. Comme l’équinoxe de printemps tombe le 11 mars en 1582, en avance de 10 jours sur la règle fixée à Nicée, on supprime les 10 jours qui empêchent d’appliquer la règle.

Le calendrier grégorien garde le système des années bissextiles tous les 4 ans mais introduit une modification pour les années séculaires (1600, 1700, 1800 …) .En effet, l’année tropique étant plus courte que l’année julienne qui sert de base au nouveau calendrier, on supprime le jour ajouté aux années séculaires sauf quand le millésime est divisible par 400 (1600, 2000). Ainsi 1600 et 2000 ont été bissextiles, et pas 1700, 1800, 1900.

Quelles ont été les réactions à la réforme ?

C’est une bulle du pape qui rend public le nouveau calendrier le 24 février 1582. L’application est immédiate. La suppression de 10 jours entre le 4 et le 15 octobre ne soulève aucune réaction, ce qui montre l’indifférence des peuples à la définition d’un calendrier plus abstrait.

Au niveau des États, l’application a été fonction des choix religieux. Les États catholiques, l’Espagne, la France, le Portugal, les États italiens l’ont adopté immédiatement. Par contre, les États protestants refusèrent car ils ne voulaient pas reconnaître le pouvoir de l’Église catholique sur le temps. Ainsi, les États allemands ne l’ont adopté qu’en 1699 et l’Angleterre en 1752. Le monde orthodoxe aussi a retardé l’application du calendrier grégorien .En Russie, son adoption a été décidée par les Bolcheviques en 1918, après la révolution des 24-25 octobre…qui a eu lieu les 6 et 7 novembre 1917.

Aujourd’hui, le calendrier grégorien a été adopté dans le monde entier où il coexiste avec des calendriers religieux traditionnels.

Quels sont les défauts du calendrier grégorien ?

La durée de l’année grégorienne n’est pas exacte scientifiquement. En prenant en compte la correction moyenne de trois jours tous les 400 ans, l’année grégorienne dure 365,2425 jours .Elle est plus longue que l’année tropique de 365,2422 jours .

Mais cette imprécision n’est nullement gênante pour la vie quotidienne. Par contre, la fête de Pâques est toujours mobile, la durée des mois est inégale et le jours de la semaine change à une date donnée.

Y-a-t-il d’autres systèmes de division du temps ?

Le calendrier révolutionnaire, dont la signification est profondément politique, en offre un exemple. Il s’est voulu emblématique d’une rupture avec l’Église.

En effet, au cours de la Révolution française, la Première République a voulu créer un calendrier nouveau qui soit la marque de l’entrée des citoyens dans une ère nouvelle en rupture avec l’Ancien Régime monarchique et catholique. Pour Fabre d’Églantine qui l’a élaboré avec le mathématicien Gilbert Romme député montagnard, ce calendrier vise  »  par un vaste programme éducatif et laïc, à forger les âmes, à se saisir de l’imagination des hommes et la gouverner « . En fait, il a duré du 5 octobre 1792 au 8 septembre 1805.

C’est un calendrier solaire dont la durée moyenne est 365 jours, avec tous les 4 ans une année de 366 jours . L’année comporte douze mois égaux de trente jours et cinq à six jours de complément selon les années ; ces jours appelés sans-culottides portent des noms de valeurs morales, travail, génie, vertu. Chaque mois comprend trois décades de dix jours. Le nom des mois et des jours est complètement changé. Le nom des jours correspond à leur ordre dans la semaine, de primedi à décadi ; chacun porte un deuxième nom, plante, animal, outil, qui remplace le nom des saints de l’ Église catholique. Fabre d’Églantine, auteur dramatique et poète, a imaginé des noms de mois ayant la même terminaison et le même nombre de syllabes pour une même saison.

Automne : Vendémiaire, Brumaire, Frimaire.
Hiver : Nivôse, Pluviôse, Ventôse.
Printemps : Germinal, Floréal, Prairial.
Été : Messidor, thermidor, Fructidor.

Par souci d’égalité et de rationalité, on a même prévu de changer la durée des heures : la journée devait être divisée en 10 heures de 100 minutes. Ainsi, une heure républicaine durait 2 h 24 minutes.

Le début de l’ère nouvelle est fixée au 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la République. C’est aussi un jour d’équinoxe où le jour et la nuit sont égaux.

Mais ce calendrier, utilisé par l’État et l’armée, ne s’est jamais imposé dans la vie quotidienne et le calendrier grégorien qui n’a jamais cessé d’être utilisé redevient le calendrier officiel le 9 septembre 1805 .

Auteur : Marie-Christine ROQUES, inspectrice stagiaire d’Histoire-Géographie


2-      NOEL


Noël, c’est le samedi 22 décembre 2007 à 7 h 07…

Noël, la célébration du soleil invaincu

Noël vient du latin Natalis (dies). C’est (le jour) natal…et représentait l’anniversaire de la naissance du Sol Invictus (le Soleil Invaincu).
Natalis> Noël comme le latin patella > poêle.

Cette fête avait lieu le jour du solstice d’hiver : c’est en effet à partir de cette date que les jours se rallongent : le soleil renaît…

Cette année, le solstice d’hiver a lieu le 22 décembre 2007, à 7h07 (heure de France) ou 6h07 TU. C’est à cette minute que commence aussi l’hiver.

Noël, c’est à l’origine la fête du soleil : rendons gloire au Soleil qui nous donne chaque jour la lumière et sans lequel nous ne pouvons vivre !

25 décembre, ancien jour du solstice d’hiver

Quand Jules César réforme le calendrier, le solstice d’hiver tombe un 25 décembre… On décide alors qu’une année comportera 365 jours et 6 heures (soit 1 jour supplémentaire tous les 4 ans). Mais cela fait 11 minutes en trop, soit 18 heures par siècle !

Ce n’est pas beaucoup dans la vie d’un homme. Mais, en 325, quand le concile de Nicée décide de fixer la date de Pâques en fonction de l’équinoxe de printemps, on constate que l’équinoxe tombe un 21 mars alors qu’elle aurait dû tomber un 25 mars.

La raison ? les fameuses 11 minutes. Mais on croit alors que Sosigène, le créateur du calendrier julien, s’était trompé dans ses calculs.

Et les 11 minutes continuent alors à détraquer le calendrier. En 1582, l’équinoxe tombe un 11 mars. Le pape Grégoire XIII décide de réformer le calendrier julien (qui devient alors grégorien) :
– on retire 3 jours bissextes tous les 4 siècles,
– au jeudi 4 octobre 1582 succède le vendredi 15 octobre 1582: 10 jours sont ainsi retirés du calendrier.

Le but est de faire en sorte que l’équinoxe de printemps tombe un 21 mars, comme au temps du concile de Nicée. Il aurait fallu retirer encore 4 jours pour que le solstice d’hiver tombe un 25 décembre. Mais le pape préfère être conforme au concile de l’Eglise plutôt qu’à César le païen.

Source : www.arsitra.org/yacs/articles/view.php/680

Père Noël

Le Père Noël est un personnage lié à la fête de Noël. Il fit son apparition aux États-Unis au XIXe siècle. Le terme « Père Noël » apparaît plus tardivement en France, au début du XXe siècle1. Qu’il soit appelé Father Christmas ou Santa Claus en anglais, Weihnachtsmann en allemand, ou Père Noël, sa fonction principale est de distribuer des cadeaux aux enfants dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année le 25 ou le 24 décembre.

Pourquoi le 25 décembre ?

Peu de gens savent que la naissance de Jésus est fêtée à différentes dates dans le monde chrétien : le 6 janvier, le 21 avril, ou encore le 1er mai. Cette multitude de dates a pour origine le fait que la date exacte n’est pas connue. Mais le 25 décembre est une date très importante pour les païens romains : il s’agit de la célébration de « Brumalia », suivant les « Saturnalia », fêtées du 17 au 24 décembre. Cette fête avait le but de rendre hommage à Saturne, le Roi-Soleil de l’agriculture. Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog :

« … la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! Ce fut le Pape Jules 1er qui, en l’an 320 après J.-C., avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ. Dès lors, le Christianisme deviendrait une religion attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adopté cette fête païenne. Notons au passage qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne.

Quelques croyances païennes défendues

La religion romaine : Vers l’an 200 avant J.-C., les païens romains adoraient Attis, le fils de la vierge Nana, dont la naissance était célébrée le 25 décembre. Il aurait été crucifié le 25 mars pour le salut des hommes. Il descendit aux enfers et y demeura trois jours, puis ressuscita un dimanche en tant que « dieu-soleil pour la nouvelle saison ». Son corps était symboliquement consommé sous la forme de pain.

La religion égyptienne : Osiris était un dieu-sauveur, dont l’adoration s’étendit jusqu’à Rome avant la fin du premier siècle. On l’appelait, entre autres : le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Dieu des Dieux, la Résurrection, la Vie, le Bon Pasteur… le dieu grâce auquel les hommes et les femmes pouvaient renaître. Trois hommes sages avaient annoncé sa naissance. Ses adorateurs mangeaient des gâteaux de blé, symbolisant son corps.

La religion persane : Mithra était un dieu païen en compétition avec le christianisme jusqu’au 4e siècle. Sa naissance aurait eu lieu le 25 décembre en présence de plusieurs témoins, dont… des bergers et trois mages portant des présents ! Beaucoup croyaient qu’il était né d’une vierge, qu’il faisait des miracles, qu’il guérissait les malades et qu’il exorcisait les personnes possédées par des démons. Il aurait célébré un dernier repas avec ses douze disciples avant de monter au ciel le 21 mars.

La religion babylonienne : La scène de la Nativité était très répandue dans l’ancienne Babylonie. Y figuraient la déesse-mère Sémiramis, qui, par ses complots, était devenue la Reine du Ciel, et Nemrod, le Fils divin du Ciel. Après la mort prématurée de Nemrod, sa mère proclama qu’un arbre à feuilles persistantes avait poussé durant la nuit à partir d’une souche morte, une indication symbolique de la renaissance de Nemrod. Elle déclara que dorénavant, le jour de son anniversaire, Nemrod visiterait l’arbre éternellement vert pour y laisser des présents.

Ne serait-ce pas là l’origine réelle de l’arbre de Noël ? En définitive, la ressemblance entre ces légendes païennes et l’histoire de la Nativité sont pour le moins flagrantes.

Il est à souhaiter que tous les chrétiens qui croient vraiment en Dieu, réfléchiront, et arriveront à faire la distinction entre les commandements de Dieu et les innovations des hommes. Nous espérons aussi qu’ils n’hésiteront pas à débarrasser le christianisme de toutes pratiques païennes. Jésus dit qu’il n’est pas venu pour« détruire la Loi ou les Commandements… mais pour les accomplir » (Matthieu 5 : 17). Quiconque suivra des enseignements autres que ceux de Jésus sera rejeté : « Personne ne peut servir deux maîtres… vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Voir Matthieu 6 : 24). « Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la Loi. » (Matthieu 7 : 23).

À cela, Jésus rajoute que Dieu avait dit par la bouche du prophète Esaïe : « C’est en vain qu’ils continuent à m’adorer, car ils enseignent pour doctrine des commandements d’hommes. Lâchant le commandement de Dieu, vous tenez ferme la tradition des hommes. » (Marc 7 : 7,8).

Par ailleurs, Dieu commande aux croyants : « N’apprenez absolument pas la voie des païens… En effet, les coutumes des impies ne sont qu’un… simple arbre qu’on a coupé dans la forêt, travaillé des mains de l’artisan… D’argent et d’or, on l’enjolive. » (Jérémie 10 : 2-4).

Par ailleurs, Dieu les met en garde : « Prends garde à toi, de peur que tu te laisses prendre à leur suite… Toute parole que Je vous commande, voilà ce que vous devrez avoir soin de pratiquer. Vous ne devrez rien y ajouter et rien en retrancher. » (Deutéronome 12 : 30 et 32).

En somme, Jésus (sur lui la paix) n’a jamais ordonné de célébrer son anniversaire comme tous les prophètes d’ailleurs, mais a seulement commandé les gens de suivre ses enseignements dont le plus important : celui d’adorer Dieu seul sans rien lui associer dans son adoration et dans sa législation…

Aux chrétiens, nous posons la même question qu’avait posée Paul : « Quelle part a le fidèle avec l’incroyant ? Et quelle entente y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6 : 15,16).

Jésus n’est donc pas né le jour de la Noël. Et il n’aurait certainement pas approuvé l’institution de cette célébration, car elle est d’origine païenne, elle est contraire à la Loi, elle se situe en dehors de ses enseignements et des Commandements de Dieu. Comment un prophète pourrait-il tolérer des coutumes ou des rites païens ? S’il les agréait, ce serait la négation même de l’objectif de sa venue, qui n’était autre que d’amener les gens vers le vrai Dieu, le Dieu Unique, le Créateur des cieux et de la terre.


3-      NOUVEL  AN  OU SAINT SYLVESTRE


A l’époque d’Esaïe, un grand nombre d’israélites célébraient des fêtes païennes. Par exemple, au dernier jour de l’année on célébrait tous autour d’une table garnis de mets succulents et de bon vin. Et pourtant tout cela n’avait rien à faire avec une fête familiale. En fait, tout cela représentait une fête païenne de divinité, que penses Dieu de tout ça? En fait, il voyait en cela une infidélité envers lui. (voirEsaïe 65:11). Donc à bien y penser, cela ressemble bien à ce que les gens de notre époque font encore, la fête familiale n’est qu’un rapprochement des fêtes païennes du temps des israélites. Ne soyons pas dupe, puisque Dieu n’aime pas ce genre d’activité, pourquoi ne pas changer vos habitudes ancré dans votre cœur depuis longtemps, et prendre le temps de connaitre le seul et unique Dieu dans la bible, votre vie changera en mieux et vous serez plus satisfait et heureux?

Un ouvrage explique: “En 46 avant notre ère, l’empereur romain Jules César décida que le 1er janvier serait le Jour de l’An. Les Romains dédiaient ce jour à Janus, le dieu des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à Janus; celui-ci avait deux faces, l’une tournée vers l’avant, l’autre vers l’arrière.” — The World Book Encyclopedia (1984), tome XXIV, p. 237.

Souvent cette fête dégénère en orgies et en beuveries. Or en Romains 13:13 nous lisons ce conseil: “Marchons avec décence, comme en plein jour, non pas dans les orgies ni dans les beuveries, non pas dans le commerce charnel illicite ni dans l’inconduite, non pas dans les querelles ni dans les jalousies.”

Assurément, cette fête et les pratiques qui en découlent ne plaisent pas à Dieu.

  • on voit bien avec la réponse que tu as donné, que le jour de l’an ne vient pas de Dieu mais bien de l’homme César qui décida de faire la fête le premier jour de l’année et comme à l’habitude tout venait avec les festins. Ceci dit, aujourd’hui, les fêtes païennes sont toujours fêtées de la même façon.

Origine de la fête de la Saint Sylvestre

Les origines de la Saint-Sylvestre sont multiples et se perdent dans la nuit des temps. Les origines païennes se sont mélangées aux origines religieuses en drainant l’ensemble des croyances populaires et religieuses liées au solstice d’hiver. Les peuples et les cultures anciennes célébraient le solstice d’hiver et on retrouve la même symbolique dans toutes ces croyances et ses pratiques.

Dans la Rome antique

Dans la Rome antique on s’échangeait des pièces et des médailles à l’occasion du changement d’année. Cette tradition perdure dans les étrennes qui sont remises aux enfants le jour de la nouvelle année. Une dizaine de jours après les saturnales, les romains organisaient des échanges de vœux à l’occasion de copieux repas qui s’accompagnaient d’offrandes de rameaux verts et de confiserie. Cette période de fête était clôturée par les jeux du cirque.

Jusqu’à Jules César, la fête célébrant la fin d’année n’était pas une date fixe, à l’époque romaine, la fête se déroulait généralement en février. Jules César a fixé la fin d’année au 31 décembre. En France, il fut attendre Charles IX pour que le premier jour de l’année, le nouvel an, soit fixé au 1 janvier.

HERODIEN, Histoire romaine , Livre 1, Commode :  » Le premier jour de l’année, les Romains célèbrent une fête en l’honneur de Janus, le plus ancien de leurs dieux. Ils disent que ce fut lui qui reçut dans sa maison Saturne lorsque, détrôné par Jupiter son fils, il vint sur la terre, et que de là son pays fut appelé Latium, parce que ce dieu s’y était tenu caché. C’est pour cela encore que les saturnales sont immédiatement suivies de la fête de Janus, qu’ils représentent avec un double visage, pour faire entendre que par lui commence et finit l’année. Le jour de cette solennité, les Romains se rendent des visites mutuelles et se font des présents, ou en argent, ou en bijoux. C’est ce même jour que les consuls désignés entrent en charge et prennent les marques de leur dignité. « 

Frédéric Weber

Pourquoi fête-t-on la Saint Sylvestre le premier de l’An ?

Il y a bien longtemps le 31 décembre était une fête païenne d’origine celte, particulièrement célébrée par les Gaulois avec druide, cueillette du gui, et fête sous la lune….Et puis vint plus tard Sylvestre qui fut pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335).

Sylvestre, fils du prêtre Rufin, était un romain. Il pratiqua l’hospitalité avec le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l’ordre du préfet de la ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape Miltiade, il l’ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d’une pieuse dame, Théona. Le pape Miltiade l’ordonna prêtre. Elu à la succession de Miltiade, sous le règne de Constantin le Grand (306-337), il gouverna l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir. Il eut la satisfaction de voir l’Eglise de Rome enrichie et embellie par les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère, et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul. Le pape Sylvestre 1er, dont le pontificat s’étendit de 314 à 335 participa notamment au concile de Nicée, en 325, au cours duquel fut condamné l’arianisme, qui niait l’unité et l’identité de substance de la sainte Trinité. En d’autres termes, c’est sous son règne que le dogme de la sainte Trinité prit son importance et que le christianisme obtint le statut de religion d’empire dans le monde romain. On assure que Saint-Sylvestre est le premier pape à être représenté avec une tiare (chapeau pontifical). Saint Sylvestre mourut à un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria (31 décembre 335).

Et depuis, on fête le Nouvel an, le jour de son anniversaire.

Canons du Concile

  1. Le concile reconnaît la prééminence du siège d’Alexandrie sur toutes les Églises d’Égypte et de Libye et signale qu’il existe une coutume analogue à propos de Rome et d’Antioche, sans préciser les limites des zones d’influence de ces deux sièges (sans doute l’Italie pour Rome, le diocèse d’Orient pour Antioche). C’est là l’origine des patriarcats.
  2. Le concile crée la notion de confession de foi
  3. Le concile fixe la date de Pâques : le premier dimanche après la pleine lune de printemps.
  4. Le concile affirme la consubstantialité du Père du Fils
  5. Le concile étend la validité de l’excommunication en créant l’anathème. Auparavant, l’excommunication n’était valide que dans le diocèse qui l’avait prononcée et il était par exemple possible de faire lever une excommunication prononcée dans le diocèse d’Alexandrie par l’évêque d’Antioche.

Malgré l’engagement de ne pas lever l’excommunication fulminée par leurs collègues, il arriva que des évêques outrepassent cette convention. Arius et Athanase bénéficièrent à tour de rôle de cette transgression des canons du concile.

Les Pères du concile de Nicée ayant ainsi levé toutes les difficultés que les ariens formaient contre le mot de Consubstantiel, qui fut toujours depuis pour eux un terme redoutable, en choisirent encore quelques autres qu’ils jugèrent les plus propres à exprimer la foi catholique, et en composèrent le Symbole. Osius fut commis pour le dresser, et Hermogènes, depuis évêque de Césarée en Cappadoce, pour l’écrire et le réciter dans le concile. Il fut conçu en ces termes :

“ Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Nous croyons aussi au Saint-Esprit. Quant à ceux qui disent : il y a eu un temps où il n’était pas ; et il n’était pas avant d’être engendré, et il a été tiré du néant ; ou qui prétendent que le Fils de Dieu est d’une autre hypostase, ou d’une autre substance, ou muable, ou altérable, la sainte Église catholique et apostolique leur dit anathème. 

Suite »»FATAWAS DES OULAMAS (FÊTE FIN D’ANNÉE)

 

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